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Promenade

Les ports de Carthage

Les ports puniques, militaire et marchand, v. 150 av. J.-C., le matin

L’îlot de l’amiral

Depuis un pavillon surélevé sur l’îlot, l’amiral surveillait la haute mer ; un trompette et un héraut transmettaient ses ordres. Les navires arrivant du large ne pouvaient pas voir l’intérieur du port de guerre.

À propos de cette reconstruction

Les lieux

Les ports de Carthage

Un port marchand rectangulaire, d’environ 400 × 150 m, menait à un port de guerre circulaire de 325 m de diamètre, avec en son centre un îlot d’environ 106 m de diamètre (environ 125 m avec ses quais). Appien rapporte qu’un double mur cachait les loges même aux marchands qui entraient dans le port extérieur.

L’îlot de l’amiral

Depuis un pavillon surélevé sur l’îlot, l’amiral surveillait la haute mer ; un trompette et un héraut transmettaient ses ordres. Les navires arrivant du large ne pouvaient pas voir l’intérieur du port de guerre.

Vers l’îlot

Une chaussée reliait probablement l’îlot à la rive nord. De là s’ouvre tout l’anneau des loges de navires, chacune avec ses deux colonnes, celles de l’îlot leur faisant face de l’autre côté de l’eau.

Sur la cale

Chaque cale faisait environ 5,9 m de large, sa cale montant à 10 % depuis sous l’eau, pour qu’un navire de guerre puisse y être hissé par la poupe et y sécher ; un étage de bois, au-dessus, abritait les agrès. Celui-ci mesure environ 34 m de long pour moins de 5 m de large, comme l’épave punique trouvée au large de Marsala, en Sicile. Ses caisses de rames et son éperon de bronze sont restitués : aucun éperon de bronze n’a été trouvé avec les épaves de Marsala.

Un anneau de loges

Appien compte des places pour 220 navires de guerre, chacune précédée de deux colonnes ioniques, si bien que le port et l’îlot ressemblaient à une seule colonnade, avec des magasins d’agrès à l’étage. Les fouilleurs ont trouvé des cales d’environ 5,9 m de large (deux de 7,9 m) montant à 10 %, et en estiment le total à 160–170.

Le port marchand

Les navires marchands déchargeaient à des quais de grands blocs de grès. L’unique entrée depuis la mer, large de 70 pieds, pouvait être fermée par des chaînes de fer, et les navires de guerre traversaient ce port pour gagner le port circulaire.

Sur le quai marchand

Les navires marchands s’amarraient le long de quais de pierre, leur cargaison déposée devant les portiques des entrepôts : grain en sacs, vin et huile en amphores, marchandises en caisses, et des grues de bois pour hisser les charges à terre. Un entrepôt de 20 m de long a été fouillé ; le reste est illustratif.

Comment elle a été faite

Modélisé et éclairé dans Blender : la lumière (soleil, ciel et chaque rebond) est calculée une fois par lancer de rayons et enregistrée avec le modèle, si bien qu’elle reste juste pendant la promenade. D’après Appien (Punica 96) et les fouilles britanniques et américaines résumées par N. Carayon (2008) : le port circulaire de 325 m de diamètre, l’îlot d’environ 106 m de diamètre (125 m avec ses quais), des cales d’environ 5,9 m de large (deux de 7,9 m) montant à 10 %. Les toits et étages des loges, la forme des colonnes, l’équipement et les couleurs des navires, le pavillon de l’amiral, le double mur, les chenaux, l’entrée depuis la mer, les entrepôts et la ville sont des restitutions ou sont illustratifs. Textures : Poly Haven (CC0).

Sources : Appian, Punica 96 · Carayon, Les ports phéniciens et puniques (2008) · Ports puniques de Carthage (fr.wikipedia) · Ancient Ports Antiques: Carthage

L’époque

Carthage, les Phéniciens et les Numides, 814–146 av. J.-C. : Une colonie phénicienne devenue la grande puissance navale de la Méditerranée occidentale, aux côtés du royaume berbère de Numidie.

Autres reconstructions

On monte les murs…